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ARS ANTONINA
ACADEMIE INTERNATIONALE de MUSIQUE et de DANSE
23-30 août 2008

Dans le cadre enchanteur du Centre Azur de Sanary-sur-mer, 42 musiciens et danseurs anglais, allemands, belges, espagnols, français et leurs professeurs ont partagé les joies et les peines du travail pendant une semaine de grand beau temps qui leur a permis de s’échapper de temps à temps à la plage toute proche. 

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duo5.jpg (54404 octets) contrebasse.jpg (45748 octets) Un (très long) concert final a permis de mesurer les résultats obtenus (ou espérés) et le concert des professeurs, à mi-parcours, a réuni tout le monde dans l’amour fervent de Brahms, Schubert, Liszt et Tchaïkowski.  duo2.jpg (43213 octets)
danse2.jpg (22617 octets) violon1.jpg (49721 octets) flute2.jpg (27644 octets)

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Un grand merci à tous ceux qui, par leur talent, leur courage et leur bonne humeur ont contribué à la réussite de cette Académie et rendez-vous l’année prochaine 

du 21 au 29 août. 

 

CE QU'EN DIT LA PRESSE SPECIALISEE
ACADÉMIES D'ÉTÉ
La presse donne une place de choix aux grands festivals qui chaque année illuminent l'été, fût-il gris ; elle s'occupe assez peu d'activités qui sont moins spectaculaires, mais que je crois important de signaler : celles à la fois artistiques et pédagogiques des Académies d'été. Ces académies se sont multipliées dans toute la France : châteaux, monastères y retrouvent une nouvelle jeunesse. De nombreux lieux touristiques sont convoqués, et parfois aussi académies et concerts contribuent à faire redécouvrir des sites négligés, plus tranquilles et plus propices au travail. Il semble que la musique soit là pour révéler leur beauté. Ne pouvant signaler toutes ces utiles associations (Nice, Flaine, etc.), j'en élirai une qui me semble assez caractéristique : Ars Antonina, fondée en 1988, qui s'est donné pour but d'aider de jeunes musiciens à terminer des études de haut niveau, à triompher de concours internationaux et à se lancer dans une carrière difficile entre toutes. Elle va donc bientôt fêter ses vingt ans de succès continu.
Située d'abord en Suisse, puis au Plessis-Robinson, c'est maintenant dans le beau site de Sanary (Var), qu'Ars Antonina réunit, pendant une huitaine de jours au mois d'août, élèves, maîtres, concertistes célèbres et jeunes qui ne le sont pas encore. Cette année, ils étaient au nombre de trente-six unis par une même passion de la musique. Les stagiaires ont en général vingt ans, mais il y a aussi des enfants particulièrement précoces. Sous la houlette de la fondatrice et présidente, Jacqueline Ollier, l'atmosphère est conviviale et stimulante. Abbaye de Thélème ? Mais une abbaye où l'on travaille beaucoup — ce qui d'ailleurs était le cas de l'abbaye rabelaisienne. Cours quotidiens d'instruments de musique de chambre et de danse,
travail individuel et d'ensemble qui prolonge cet enseignement.
Chaque soir, concert ou audition des stagiaires les plus motivés. À la fin du stage, les danseurs présenteront leur travail et les musiciens donneront un ou plusieurs concerts. « Fais ce que voudras », certes, mais fais de la belle musique.
Des professeurs prestigieux : pour le violon, Albrecht Laurent Breuninger. Prix Reine Elizabeth de Belgique en 1997 et lauréat de nombreux concours internationaux (Brescia, Montréal, Berlin, etc.), il enseigne à la Musikhochschule de Karlsruhe. Compositeur, il a obtenu avec son premier quatuor à cordes le Prix des concerts d'été brandebourgeois en 1997. Créations, concerts, enregistrements (d'Eugène Ysaye, de Karol Lipinski) ponctuent cette carrière déjà bien remplie.
Thomas Carroll enseigne le violoncelle au Collège royal de Musique et à l'école Yehudi Ménuhin de Londres : c'est dans cette école qu'il avait commencé ses études avant d'aller à Vienne travailler avec Heinrich Schiff. En 2000, il remporte le premier prix au concours international des Jeunes Concertistes. Il revient d'une tournée de récitals aux États-Unis et au Japon, pour transmettre sa science aux jeunes instrumentistes réunis à Sanary.
D'autres instruments y sont enseignés : le piano avec Florence Paumier, élève d'Yvonne Lefébure, de Thierry de BrunhofT, d'Henri Challan pour l'harmonie. Après avoir terminé ses études à l'École Normale de musique de Paris, elle enseigne maintenant aux Conservatoires d'Antibes et de Saint-Raphaël. Elle s'est spécialisée dans la musique française pour piano et dans les « débloquages » des pianistes atteints de tendinites psychosomatiques. Le tout jeune Pascal Saunier a étudié l'alto à Nice et à Los Angeles (avec Milton Thomas). Il est premier alto de l'Ensemble instrumental de Nice et a fondé le Trio Arion (alto, flûte, harpe). François Veilhan assume l'enseignement de la flûte traversière, et lui aussi, comme tous les musiciens que nous venons de citer, et comme la brillante Coréenne Jeong Hwa Hur qui enseigne l'accompagnement au CNSM de Lyon, sait allier dans un bel équilibre activités pédagogiques et tournées de concerts.
On aura remarqué le caractère très international de cette Académie : les professeurs viennent d'Angleterre, d'Allemagne, de France, de Corée, et parmi les élèves, quatorze nationalités et les cinq continents sont représentés. Ars Antonina est aussi interdisciplinaire et réunit très heureusement à la musique la danse grâce à Anne-Marie Ohlicher. Dans leur longue histoire comme dans le temps présent on ne saurait séparer ces deux arts. Ici, danseurs et musiciens travaillent ensemble à une chorégraphie en improvisation. On comprend à quel point il est fructueux que ces artistes et leurs disciples puissent se rencontrer et collaborer. Avec ces grands concertistes, les jeunes élèves dont beaucoup préparent des concours difficiles, peuvent nouer des amitiés durables. Ce caractère interdisciplinaire et international se retrouve dans la plupart des académies, mais ici il est particulièrement frappant. Après l'illumination de l'été, il faudra savoir poursuivre l'effort dans des conditions peut-être moins riantes, mais ces contacts que les académies d'été rendent possibles, laissent leur empreinte sur les personnalités des jeunes dont dépend la musique de demain. Nul doute que les Académies d'été soient tout autre chose que du tourisme musical : des institutions qui jouent un rôle important dans la formation et l'orientation des artistes, dans la transmission du patrimoine culturel, et aussi dans la création contemporaine. Loin d'être repliées sur elles-mêmes, ces sessions estivales ont au mérite de convoquer le public, grâce à des concerts le plus souvent gratuitement ouverts aux estivants auxquels ils permettent de voir de près le travail des musiciens. Ainsi la session d'Ars Antonina se termine par un concert public sur le port de Sanary assuré par les meilleurs étudiants, puis par un concert dans une salle des fêtes qui réunit professeurs et élèves pour le plus grand plaisir des auditeurs.


Béatrice DIDIER ("Europe", octobre 2007)

 

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Présentation

  • : ARS ANTONINA
  • : Depuis 30 ans, l’Association Ars Antonina poursuit sa mission de découvrir, soutenir et promouvoir les jeunes talents, au cours de leurs études et au début de leur carrière, en organisant : • une saison annuelle de concerts à Monaco et Nice permettant de produire sur scène non seulement des jeunes prometteurs issus des conservatoires du département, mais aussi des virtuoses étrangers dont les lauréats de concours internationaux ; des master class animés par de grands interprètes ; une académie internationale de musique qui attire des étudiants du monde entier ; des rencontres avec les professeurs de renom ; un suivi de l’évolution artistique de chaque talent.
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